Qui peut pratiquer le sommeil polyphasique ?

Dernière mise à jour: 01.12.22

 

Pour diverses raisons généralement liées aux ambitions personnelles et professionnelles, tout le monde voudrait bénéficier de plus de temps. La réduction des moments de repos reste la seule solution pour y parvenir. Le concept du sommeil polyphasique satisfait ce besoin, moyennant certaines conditions pour qui s’y essaie.

 

Définition du sommeil polyphasique

Le commun des mortels ne connaît qu’un type de sommeil standard, à savoir celui qui vous prend la nuit et qui vous permet de récupérer, après une dure journée de labeur. Il est ainsi qualifié de monophasique, car il ne se passe que d’un seul trait, durant une période continue.

A contrario, le sommeil polyphasique se répartit en plusieurs parties, dont la durée varie en fonction du contexte. L’objectif essentiel de ce principe consiste à rester le plus longtemps possible en veille, et de réduire le délai d’arrivée du sommeil léger. La technique vous apprend de ce fait à rentabiliser le temps de sommeil profond, en y parvenant rapidement. En conséquence, vous ne ressentez pas l’impression que vous n’avez pas assez dormi, et vous vous sentez en forme, toujours d’aplomb à chaque réveil, que vous utilisiez ou non un réveil matin.

Cette méthode vous permet de réorganiser votre planning en général, sachant que vous disposez alors de plus de moments de veille.

Le mode de fonctionnement de cette pratique s’explique par le remplacement de l’alternance circadienne par l’ultradienne. Dans ce principe, la périodicité d’endormissement entre 20 à 24 heures laisse la place à une autre constituée de plusieurs parties de sommeil fractionné, avec des durées allant de 30 minutes à 2 heures chacune. Cette attitude est surtout utilisée par certains types d’animaux. Néanmoins, de grands noms comme Léonard de Vinci ou Napoléon adoptaient également cette technique.

Conditions d’application

Pour celui qui maîtrise la technique, il est possible d’engager pas plus de 4 heures de sommeil chaque jour pour dormir. Néanmoins, des préalables se posent pour être éligible à cette pratique.

La première se matérialise par une parfaite santé, un état physique capable de supporter cette condition. En effet, l’endormissement constitue l’un des trépieds les plus importants pour le bien-être, et en le réduisant, un déséquilibre risque de se produire sur votre état général. La moindre sensation de manque pourra sans doute remettre en question votre capacité de vous adapter à un mode vie réglé par le principe du sommeil polyphasique.

Ensuite, un paramètre important pour l’adoption de cette méthode se rapporte à votre force volontaire. Vous devez disposer d’une puissante motivation pour réussir à adhérer à ce nouveau rythme. En effet, il ne sera pas facile de vous adapter à ce train de vie. Avant que le principe ne soit assimilé, vous pourriez alors éprouver certaines réactions psychosomatiques comme l’anxiété ou l’irritabilité. Un cycle de sommeil profond trop court risque en effet de modifier votre comportement.

Par ailleurs, comme vous allez réduire votre temps de repos, vous devez compenser par une hygiène de vie stricte et saine, notamment en termes de nourriture et de boissons. Préférez une alimentation classique et oubliez la malbouffe, sachant que cette dernière constitue une tentation puissante, même dans l’application normale d’un sommeil biphasique.

Enfin, vous devez comprendre et exécuter une clause importante dans ce contrat de limitation de votre temps de repos. Il s’agit de respecter scrupuleusement la durée totale de réduction de sommeil préconisée, notamment un maximum de 30 à 40% de la quantité normale. Vous devez savoir combien d’heures de sommeil profond par nuit vous effectuez, et calculer le temps idéal de réduction à poursuivre. En guise d’exemple, si vous dormez 8 heures par séance, vous ne devez pas éliminer plus de 3 heures. Les différentes périodes où vous vous reposez doivent totaliser au moins 5 heures.

 

À qui s’adresse la pratique du sommeil polyphasique ?

Avant de vous lancer dans cette pratique, vous devez avant tout consulter pour un avis médical. Bien que vous rassembliez toutes les conditions requises, le manque de sommeil profond peut à terme s’avérer être néfaste que bénéficiaire à votre projet de vie. D’ailleurs, même si tout le monde peut a priori s’y adapter, certaines vocations en particulier semblent taillées pour l’application de cette méthode.

En premier lieu, cette pratique répond aux besoins de ceux dont les activités nécessitent de l’endurance et un moment de concentration permanente. Les sportifs engagés dans une course de longue haleine, comme les navigateurs de la Transatlantique, ou les pilotes concourant dans les rallyes internationaux, sont par exemple concernés. Comme ils ne peuvent pas se permettre de rester endormis trop longtemps, adopter cette méthode de repos leur sera bénéfique.

Ensuite, maîtriser ce système constitue un plus incomparable pour ceux pour qui dormir peut présenter des risques vitaux. Les soldats en faction, les sentinelles ou les militaires en mission derrière les lignes ennemies doivent par exemple rester dans une phase de sommeil léger la plupart du temps. Ils doivent alors savoir profiter des rares instants de sécurité où ils peuvent dormir sur leurs deux oreilles.

Par ailleurs, cette technique consistant à fractionner les périodes d’endormissement constitue également un avantage pour les gens effectuant un travail hautement intellectuel. Un chercheur scientifique qui semble toujours sur le point de faire une découverte ne dort presque pas ou très peu, par nature. Avec le cerveau perpétuellement en activité intense, il doit pouvoir enregistrer ses nouvelles théories sur son bloc note numérique, et y revenir ultérieurement. Le cas peut aussi concerner un étudiant en phase de recherches et de préparation d’un mémoire, d’une thèse ou d’un doctorat.

Enfin, le sommeil polyphasique peut également servir à toute personne à qui la profession impose un emploi du temps toujours chargé. Il peut s’agir d’un travailleur indépendant qui doit honorer seul des centaines de commandes, un chef d’entreprise constamment en mission ou simplement des parents ballotés entre la vie professionnelle et familiale. Toutefois, dormir 4h par nuit est dangereux à la longue, il convient de vous engager petit à petit pour ne pas brusquer le changement. Dans tous les cas, il faut toujours bénéficier d’un instant de sommeil profond, pour réellement récupérer plus rapidement et rester en forme.

 

 

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