Quelle densité de la mousse d’assise pour un canapé confortable ?

Dernière mise à jour: 30.11.22

 

Quand il est temps de choisir un canapé pour orner son salon, on doit nécessairement se pencher sur quelques paramètres afin de réaliser un investissement qui nous comblera sur tous les plans. Le garnissage de votre futur équipement fait partie de ces critères. Dans cette revue, nous allons faire le point sur les caractéristiques d’un rembourrage qui vous procurera un confort optimal : la mousse.

 

La technologie de la mousse

Scientifiquement parlant, la mousse provient de la transformation du pétrole et se trouve dans la grande famille des polymères. Elle résulte de différents processus de métamorphose avant de se retrouver dans la forme qu’on lui connaît aujourd’hui dans nos matelas et dans nos lits. Les concepteurs ont chacun leurs secrets dans leurs procédés comme la quantité ou le type d’additifs chimiques, mais l’ingrédient de base reste le même.

Et lorsque vous sélectionnez votre mobilier, il est important que vous jetiez un œil sur les caractéristiques du garnissage qui le complète, car il influence grandement votre niveau de confort. Ici, on souligne sa nature et sa densité.

Mais avant d’entrer plus profondément dans le concept, il s’avère nécessaire de définir ce qu’est la densité d’un canapé. Il s’agit de la résistance de l’élément qui entre dans sa fabrication, que ce soit pour l’assise, le dossier ou les autres composants face à la pression exercée par le poids. 

Quand on parle de souplesse ou de fermeté, tout le monde n’a pas les mêmes préférences. Dans le premier cas, vous aurez l’impression de vous enfouir dedans, et dans le second cas de figure, vous ressentirez exactement l’inverse, c’est-à-dire une sensation de dureté. Elle se mesure en kg/m3. Notons que plus la concentration est élevée, plus vous perdez en flexibilité.

La portance quant à elle est assimilable au niveau d’élasticité de la mousse. Cette capacité représente le degré de soutien que procure le garnissage. Exprimée en KPA, elle influe particulièrement sur la compacité et la déformabilité de tel ou tel canapé.

 

 

Les différents types de mousses pour un canapé

Sur le marché, vous aurez l’occasion de tomber sur différents types de mousses. Ils se distinguent par leur mode de conception, mais également, par leur masse volumique. Les équipements les plus répandus dans le commerce sont constitués de mousse polyéther. Cette variante reste facilement accessible à tous les budgets. Elle présente habituellement une faible densité, environ dans les 25 kg/m3 et parfois même en dessous de ces chiffres. 

La texture alvéolaire du matériau fait que l’on s’enfonce instantanément dedans lorsqu’on s’assoit dessus. Les utilisateurs lui reprochent surtout sa résistance faible dans le temps, car il s’affaisse assez rapidement surtout à la suite d’un usage intensif. Sa structure ne permet pas non plus une bonne circulation de l’air.

D’un autre côté, vous avez la mousse en polyuréthane. Sa masse volumique oscille essentiellement entre 25 kg/m3 et 35 kg/m3. Contrairement à la première, celle-ci offre un meilleur soutien du fait de la conception de ses cellules. Mais aussi, vous avez la mousse HR ou à haute résilience. Cette catégorie d’une densité avoisinant les 35 kg/m3 embarque des microcellules assurant à l’ensemble de garder son aspect initial.

Les canapés en mousse à mémoire de forme commencent également à intéresser les consommateurs. Ils épousent l’anatomie de l’usager quand ce dernier vient y prendre place. Son atout majeur réside dans le fait qu’il redistribue efficacement le poids afin de lui procurer le niveau de fermeté ou de mollesse qu’il recherche.

 

La mousse HR : polyvalente

Un canapé est généralement composé d’un dossier, d’une assise et éventuellement d’accoudoirs. Cependant, les constituants peuvent ne pas avoir la même densité de mousse. Ça s’explique par le fait que le poids exercé sur l’un n’est pas similaire à celui subi par l’autre. Dans un premier temps, l’assise jouera le rôle de soutien pour votre corps. De ce fait, il est préférable de s’orienter vers la mousse HR. Elle convient pour les utilisations intensives et présente une durabilité nettement plus intéressante que le polyéther.

Le dossier qui accueillera votre dos ne subira pas de pression importante. Il n’est donc pas nécessaire de se tourner vers les matériaux à forte compacité. Un modèle de 20 kg/m3 à 28 kg/m3 fera l’affaire pour vous délivrer la commodité adéquate à vos besoins. Si vous souffrez de complications au niveau de cette partie de votre morphologie, il est essentiel de bien s’attarder sur ce critère.

Dans le cas d’un canapé convertible, l’opération semble plus complexe. Vu que ce genre d’équipement intègre un matelas qui agit notamment sur la qualité de l’assise, il vous faudra obligatoirement trouver le bon compromis entre l’épaisseur de la mousse, celle du matelas, mais également les suspensions qui y seront associées.

 

 

L’enrobage et le revêtement

Si la mousse constitue le rembourrage et conditionne majoritairement le confort, il vous faudra également faire attention à l’enrobage de celle-ci. Vous avez affaire à une structure qui enveloppe le garnissage et joue aussi son rôle dans la commodité de l’ensemble. Sa conception peut être en plume, en ouate de polyester ou en latex et joue par conséquent sur l’aération et le niveau de fermeté de l’assise.

Outre la densité, d’autres éléments viennent s’ajouter à la série de paramètres à ne pas négliger pour vous assurer une assise confortable dans votre canapé. On recense notamment le revêtement. Il s’agit de la matière qui servira à contenir votre rembourrage. Et dans ce domaine, le cuir figure toujours en tête de liste dans le choix des consommateurs. 

Ce matériau naturel reste prisé pour sa robustesse et sa durabilité. Il résiste efficacement aux effets du temps, surtout si vous procédez à un entretien régulier. Son inconvénient majeur réside dans sa structure qui peut devenir désagréable pendant la saison chaude, car elle ne possède pas de facultés « respirantes » contrairement aux matériaux synthétiques. Ces derniers demeurent également plus accessibles en termes de prix. Les technologies apportées par les fabricants les rendent aujourd’hui plus résistants à l’usure. 

 

 

 

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