Le syndrome des jambes sans repos peut-il disparaître ?

Dernière mise à jour: 30.11.22

 

Qui n’a jamais éprouvé, à un moment ou un autre, cette sensation désagréable de fourmillements intenses dans les jambes ? Ce besoin de secouer la jambe, surtout pendant le sommeil ou durant une longue station immobile… Sans forcément être une maladie, ce syndrome dit des jambes sans repos peut provenir de différentes raisons. Des astuces naturelles aident à le soulager. Mais s’il persiste, une thérapie médicale s’impose. Focus sur le sujet.

 

Comment se manifeste le syndrome des jambes sans repos ?

De simples picotements de jambe peuvent être passagers durant une longue station immobile, à cause d’une mauvaise circulation veineuse. Mais comme il affecte bon nombre de personnes, le syndrome des jambes sans repos (SJSR) est qualifié de maladie lorsqu’il se produit de manière progressive et chronique. 

À l’inverse des jambes lourdes, le SJSR se manifeste par des fourmillements et des picotements agressifs dans les jambes. Vous éprouvez alors un besoin impérieux de bouger et de secouer les jambes, comme si celles-ci étaient plus légères. Les faits sont répétitifs surtout durant la nuit, et on les associe souvent à l’immobilité. Sans pour autant les associer à une maladie, le fait de se dresser et de secouer les jambes en tapant des pieds sur le sol fait généralement passer cette sensation fort désagréable et parfois même douloureuse. Voilà comment j’ai vaincu le syndrome des jambes sans repos quoique le fait de me tirer précipitamment du lit m’ait fait perdre le sommeil…

Chez certains patients, les fourmillements se produisent de façon intermittente. Parfois, ils traversent une longue période de rémission avant de se reproduire à nouveau. En revanche, ils apparaissent de manière subite chez les personnes âgées et se reproduisent ou non de façon progressive au point d’aboutir parfois à une sensation de ne plus sentir ses jambes.

Si les fourmillements deviennent chroniques et qu’ils se produisent, non seulement pendant la nuit de sommeil, mais aussi à tout moment de la journée, ils doivent être associés à une véritable maladie.

Le SJSR chronique affecte le plus souvent les femmes enceintes. Les fourmillements dans les jambes augmentent de fréquence tout au long de la grossesse et peuvent disparaître ou non après l’accouchement.

Quelle est la cause du syndrome des jambes sans repos ?

Une mauvaise circulation sanguine due surtout au manque d’oxygène dans le sang est une des causes du SJSR. Une station immobile prolongée fait parfois dilater ou compresser les veines et dérégler le flux du sang. Le simple fait de bouger devrait rétablir la circulation sanguine. Pendant le sommeil, les jambes sans repos la nuit sont des faits fréquents jusqu’à se qualifier « d’avoir la bougeotte ». En effet, lorsqu’on ne se retourne pas souvent pendant son sommeil, les jambes sont ankylosées et engourdies. Ce qui provoque ces fourmillements. On éprouve alors de l’impatience dans les jambes, une indicible envie de se lever, de marcher.

A contrario, une grande fatigue physique due à une longue marche, ou encore une longue épreuve d’endurance physique peuvent aussi déclencher des fourmillements dans les jambes. Comment j’ai vaincu le syndrome des jambes sans repos dans ce cas ? De la même manière que de traiter les courbatures, il suffit de refaire les mêmes exercices à une fréquence raisonnable, à raison de 2 ou 3 fois par semaine, et les faits ne se sont plus reproduits.

Une carence en certains oligo-éléments indispensables à l’organisme peut aussi être à l’origine du SJSR. Chez la plupart des patients, la carence en fer, en magnésium et en certaines catégories de vitamines B, est indiquée comme cause de la maladie des jambes sans repos. Dans ce cas, les picotements peuvent aussi affecter les bras.

Chez les femmes enceintes, le SJSR serait dû au dérèglement et trouble hormonal dus à la grossesse, et qui perturbent souvent la circulation veineuse. Cependant, il n’a pas été déterminé si une parturiente va souffrir de SJSR à chacune de ses grossesses itératives.

 

Quel traitement pour le syndrome des jambes sans repos ?

Si la médecine ne définit pas précisément quels sont les médicaments pour les jambes sans repos, les médecins ne recommandent pas moins les techniques de médecine douce et les astuces naturelles aux patients. Il en est ainsi des douches fraîches et chaudes alternées le soir avant de se coucher, ou au moins un bain des pieds avec les mêmes températures d’eau.

Le recours à l’homéopathie est une solution idéale pour atténuer les symptômes du SJSR et soulager la gêne ou la douleur. Une série de massages avec de l’huile essentielle ou une substance appropriée, préconisée par l’homéopathe devra venir à bout du SJSR. Pour ma part, c’est aussi une technique que j’ai adoptée et comment j’ai vaincu le syndrome des jambes sans repos. L’utilisation d’un fauteuil massant pour se relaxer pendant la journée est d’une aide précieuse. Ces traitements peuvent être accompagnés d’une cure d’homéopathie auprès d’un thérapeute spécialiste.

Des astuces élémentaires peuvent aussi aider à soulager ce besoin irrépressible de bouger les jambes, notamment durant vos nuits de sommeil pour vous éviter une nuit blanche. Dès les premiers picotements, ne vous précipitez pas pour vous lever. Étirez lentement et progressivement les jambes, pliez et dépliez-les en quelques mouvements répétés. Accordez-vous quelques heures par semaine pour marcher, faire du vélo, ou faire quelques exercices abdominaux et évitez de rester longuement assis. L’idée est de choisir un endroit suffisamment aéré et doté de verdure afin d’oxygéner le sang et l’organisme.

Chez la femme enceinte, les médecins préconisent souvent une supplémentation pour combler la carence en fer et en magnésium. Parallèlement, une alimentation équilibrée est recommandée. Celle-ci devra contenir les aliments riches en fer tels que légumes secs, germes de blé, viande de bœuf, haricots rouges. De même, une cure de magnésium marin, ou une alimentation riche en céréales, oléagineux et chocolat noir, ainsi que de l’eau minérale contenant du magnésium, est prescrite non seulement aux femmes enceintes, mais à tous ceux qui souffrent du SJSR.

Comme le manque d’oxygène dans le sang est un facteur inhérent au SJSR, la consommation d’aliments, favorisant la formation de globules rouges qui véhiculent l’oxygène dans le sang, est conseillée. Il en est ainsi du foie de volaille, des épinards, du brocoli, des noix.

L’utilisation de mobilier ergonomique au bureau durant les longues heures de travail est d’une aide précieuse pour éviter les positions inconfortables et la longue immobilité.

En dépit de ces astuces, vos troubles de SJSR continuent de se reproduire ? Il serait temps de consulter un médecin qui va demander des examens et analyses plus approfondis avant de prescrire les médicaments appropriés. 

 

 

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